mardi 21 juin 2011

Talkeetna

Mardi matin, on ne sait pas trop s’il pleut ou non    Il n’y a pas de ronds dans les flaques d’eau mais on est mouillé dès qu’on met le nez dehors! On termine notre escale technique: plein d’essence à 4,09$, plein d'eau potable, lavage, épicerie, propane... Pour aujourd’hui, l'objectif est de se rendre à Talkeetna, petite "ville" de 772 habitants, supposément très authentique  
Il vaut la peine de mentionner que l'événement annuel à Talkeetina, c'est le Moose Dropping Festival qui a lieu la 2ème fin de semaine de juillet. Il s’agit, vous l’avez sans doute deviné, de lancer de la bouse d’orignal    Je vous jure que c’est vrai    C’est à la page 493 de mon guide    C’est organisé par la Société historique pour lever des fonds. Il faudra que j’en parle à la gang de St-Romuald    Mais Talkeetna est aussi touristiques et il y a des restos et des terrasses. C’est d’ailleurs la toute première fois du voyage qu’on peut s’assoir à l’extérieur et prendre une bière sans claquer des dents. Et c’est très agréable   

Demain, nous entrerons dans le fameux Denali National Park où on passera 4 jours, alors n’attendez pas de nouvelle avant. À plus tard  

lundi 20 juin 2011

De retour à Anchorage

Lundi matin, nous quittons Homer pour remonter au nord à Anchorage:  380 km de route déjà parcourue à l’aller. Cette fois, cependant, elle est pas mal plus encombrée par ces foutues boîtes de tôle blanches tirées pas de gros pick-up qui ont peine à monter les côtes, à prendre les courbes et qui créent des files    Les indigènes appellent ça des 5th-wheels.

On arrive à Anchorage en fin d’après-midi. On a déjà ajouté plus de 13,000 km au compteur et il faut faire une escale technique chez le concessionnaire GM. C’est un méga concessionnaire    Je leur demande si je peux avoir un changement d’huile: pas de problème, juste à entrer le camion dans cette porte-là, tout de suite, comme ça    Ils nous offrent même le café! Moins de 45 minutes plus tard, tout est réglé incluant la paperasse, et on est repartis: un charme, mieux qu’à Lévis avec un rendez-vous! Et pas mal moins cher!

On retourne s'installer au camping d’Eagle River.

dimanche 19 juin 2011

Homer

Dimanche, c’est le festival de l’essuie-glace    Nous quittons Seward pour nous rendre à la pointe de la péninsule de Kenai, à Homer, la fin de la route. Dès la sortie de la ville, un panneau demande de conduire prudemment car 253 orignaux ont déjà été tués sur les routes cette année, soit pas loin de 1,5 par jour    Moins de 5 minutes plus tard, un orignal nous traverse dans la face. Il faudrait peut-être écrire les panneaux en "orignal"   

Nous faisons une halte à Kenai pour sa petite église orthodoxe russe de 1865. À notre arrivée, il y a une dizaine de touristes qui prennent des photos à l’extérieur. J’attends qu’ils soient partis et je demande au bedeau si on peut entrer. Il prépare un mariage mais il peut quand même nous accorder quelques minutes    Il nous apprend donc que les travaux de rénovation ne sont terminés que depuis 2 mois et que les icônes du fond sont un cadeau du tsar et de la tsarine!

Quand on arrive à Homer, la pluie a cessé depuis une heure. Homer est célèbre pour son rôle dans les Simpson    et pour son spit, une bande de terre de 8 km qui avance dans la baie Kachemak. Sur les 6 premiers km, il n’y a que la route protégée par des brise-lames des 2 côtés, sur les 2 derniers, il y a des boutiques de souvenir, quelques restaurants, 3 "camping-parking", des bateaux abandonnés et surtout des autos... tellement d'autos qu'on a l’impression d’être envahi    C'est le plus anarchique des stationnements de centres d'achats que j'aie vu    Objectivement, il cependant dire que les nuages noirs, le vent qui veut nous arracher la tête et les 12 petits degrés n’aident pas à ma description de l’endroit   

De retour sur le continent, on arrête au Surdough Express Café pour des cafés. Le muffin aux framboises de Louise qui en contient d’ailleurs plus que notre gros pot de confiture, et ma danoise au blueberry cheesecake seront nos meilleurs souvenirs de la ville   

samedi 18 juin 2011

Seward

Au réveil jeudi matin, on pense qu’on rêve encore : le ciel est d’un bleu pur, sans aucun nuage. Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu ça   

On retourne un peu sur nos pas à Windy Point car on y voit souvent des mouflons. Étonnamment, ils sont au rendez-vous    Ce sont des femelles et leurs cornes sont moins impressionnantes mais c’est drôle de les voir à moins de 10 m de nous, perchées dans la falaise. On voit aussi les mâles, plus "prudents", qui sont restés plus loin dans la montagne, mais ils sont vraiment loin. On poursuit la route jusqu’à Portage Glacier. On ne peut plus le voir du centre d’accueil car il a maintenant trop reculé, mais on peut voir de beaux icebergs flottant sur un lac émeraude   

On est donc rendu tout au fond de Turnagain Arm. On prend maintenant la route pour Seward. La route est montagneuse, on traverse 2 cols, c’est magnifique    On arrive à Seward au fond de Resurection Bay. L’eau est verte, les montagnes blanches, le ciel bleu    On visite l’Alaska Sealife Centre. C’est cher pour un aquarium mais au moins on se dit qu’on participe au financement de leurs projets de recherche   

Après avoir refait les provisions, on s’installe au state park au pied du glacier Exit, environ 15 km au nord de Seward. Après la souper, on se rend à pied jusqu’au glacier. Il y a des sentiers aménagés et on peut presque lui toucher; presque car il ne faut pas trop approcher à cause du danger d’avalanche. Il n’en reste pas moins qu’on n’est qu’à quelques m, qu’on sent le froid s’en dégager, qu’on voit le détail des crevasses et la sortie de l’eau sous sa façade… absolument fabuleux   

Vendredi matin, on se rend à la marina car on a réservé une croisière de 6 heures dans les fjords du Kenai Park. Il fait beau mais froid. Pas de problème, on a mis nos manteaux d’hiver et nos gants.
À peine sortis du port, on rencontre une loutre de mer qui joue à la planche de salut    Elle bouge à peine quand le bateau passe près d’elle!

On voit ensuite, pas nécessairement dans l’ordre: des phoques, des lions de mer (qui font du bronzage), des orques (de très loin), des tonnes de dauphins, des baleines (de marque inconnue), des quantités d’oiseaux (dont plusieurs espèces de macareux). Puis ce sont 2 baleines à bosse et leur petit qui nous font tout un spectacle. Le baleineau roule sur lui-même en frappant l’eau de ses grandes nageoires pectorales. Quand il plonge, on voit très bien sa queue    Tout ça dure 15-20 minutes.
On arrive alors en vue du glacier Aialik qui se jette directement dans la mer. Sa façade a 1 mille de long et 200 à 300 pieds de haut    On entend les craquements. Un pan de glace de la taille d’un immeuble de 6 logements se détache et s’effrite en tombant    On espérait que ce serait une grande colonne de glace bleue… ce sera pour d’autres plus chanceux!

Le capitaine nous informe qu’on est en retard  et qu’on ne pourra pas se permettre d’autre halte à moins de voir des orques. Demandez et vous recevrez    Un troupeau se met à jouer autour du bateau. Ils sont à gauche, à droite, en avant, en arrière. Ils plongent d’un côté, passent sous le bateau puis ressortent de l’autre côté! L’eau est tellement claire qu’on les voit nager en parallèle au bateau. Époustouflant    Effectivement, on rentre à la marina en retard mais il n’y a pas eu de plainte  
Est-ce qu’on a apprécié notre séjour à Seward     Il ne nous reste plus qu'à profiter du reste de l'après-midi en flânant en ville autour des boutiques, des restaurants et des cafés    
Louise et moi voulons profiter de ce message pour souhaiter une bonne fête des pères à ceux qui sont concernés, jeunes ou moins jeunes  

jeudi 16 juin 2011

Anchorage

Mercredi matin, le ciel est complètement bouché et il pleut légèrement    Nous entrons à Anchorage par une autoroute à 6 voies. C’est une grande ville mais les rues sont larges, à plusieurs voies, avec des sens uniques bien identifiés. Ajoutons que les rues se nomment A, B, C… les avenues 1, 2, 3… et forment un parfait quadrillage. C’est donc  facile d’y conduire. Autre bonne nouvelle, le prix de l’essence est annoncé à 4,09$ le gallon alors qu’on avait dû payer 4,39$ à Haines et à Tok.

Nous nous rendons d’abord à l’info touristique pour obtenir des cartes de la ville. Comme il pleut encore, on se rend immédiatement à l’Anchorage Museum, un musée récent, le plus grand de l’état. Au 1er étage, on trouve les sciences et c’est présenté pour qu’on puisse "taponner", c’est très intéressant    Au 2ème étage, il y a les incontournables cultures Haida, Tlingit, Eskimo… de superbes pièces! Au 3ème, c’est la ruée vers l’or avec de splendides photos d’époque. Bref, le temps passe très vite et c’est notre estomac qui nous pousse à partir.
Après le diner, il ne pleut plus et on décide de faire notre tour de ville à pied. Mais pas de chance à prendre, on apporte le parapluie magique! Il faut bien dire qu’il n’y a pas grand-chose à voir à Anchorage    La ville a été fondée vers 1915 mais son réel développement remonte seulement aux années 1950, avec le début de la guerre froide. Il y a quand même quelques sculptures et quelques maisons intéressantes. L’un des centres d’information est lui-même étonnant car c’est une cabane en rondins avec un toit de terre où pousse l’herbe    On passe un bon 2 heures et on évite la pluie.

Ce soir, en l’honneur de votre humble serviteur    nous soupons au Picolino’s, un petit resto de Eagle River. La table et le service nous ont agréablement surpris. Et ils servent la Maudite et la Blanche de Chambly   
Jeudi matin, il y a des nuages de toutes les couleurs. Ce sera une autre dure journée de travail pour le parapluie magique    Nous nous rendons d’abord à l’Alaska Native Heritage Centre. Un immense musée autant intérieur qu’extérieur. On y présente les 5 cultures autochtones de l’Alaska. On entre juste à temps pour un spectacle de danses Tlingit et Haida vraiment impressionnant    À l’extérieur, autour d’un petit lac, il y a des bâtiments traditionnels avec des artisans qui s’arrêtent pour jaser et nous expliquer leurs techniques. On n’a pas besoin de demander si ce sont des vrais autochtones… juste à les regarder, on le sait   Les expositions à l’intérieur présentent des objets exceptionnellement bien conservés ou restaurés. Des artistes font des œuvres extraordinaires    à des prix qui le sont tout autant    Avant de partir, on assiste à un autre spectacle de chants et de danses, cette fois ce sont les Yup’ik et les Cup’ik, également excellent    S’il y a un musée à voir en Alaska, c’est bien celui-là   

L’après-midi est déjà avancé quand on arrive au Earthquake Park qui commémore le grand tremblement de terre de 1964 qui a complètement rayé de la carte plusieurs villages de l’Alaska    Il y a tout un réseau de sentiers autour d’Anchorage alors on marche une bonne heure.

On décide alors que c’est terminé pour Anchorage et on prend la route de Seward, en longeant la profonde baie Turnagain Arm. C’est une route panoramique et il y a des arrêts à tous les 5-6 km pour pouvoir admirer le paysage, marcher sur des promenades de bois le long de marais, admirer les aigles ou les orignaux... On ne roule finalement pas bien loin et on s’arrête au camping Bird Creek, à peine à 30 km d’Anchorage. Il faut remercier le parapluie magique qui a fait un boulot parfait