samedi 8 juin 2019

Blanc-Sablon et ses villages

Nous retournons 22 km vers l’est jusqu’à L'Anse-Amour pour voir son phare, le plus haut des Maritimes. Nous pouvons visiter la maison du gardien et monter tout en haut de la tour. D'ici, nous pouvons voir la côte de Terre-Neuve et quelques icebergs.

De retour à l’Anse-au-Clair, nous arrêtons au centre d'information touristique installé dans la vieille église: fermé.

Nous sommes de retour au Québec, à Blanc-Sablon. Encore un changement d'heure! Nous allons d’abord jeter un coup d'oeil au parc Goodchild où nous comptons passer la nuit. C’est un camping gratuit alors nous avons quelques doutes… vite dissipés: eau potable, tables, foyers, jeux pour les enfants… toilettes sèches. Nous passons ensuite au quai pour réserver nos places sur le traversier pour demain matin mais le bureau est fermé.

Nous sommes maintenant prêts à visiter Blanc-Sablon et les petits villages perdus le long de la 138. D’abord nous montons au sanctuaire, une statue de la vierge installée sur une colline derrière l’église. Nous y avons une belle vue mais surtout beaucoup de vent. Nous entrons ensuite au très très petit musée Monseigneur Scheffer. Nous y restons à peine 3 minutes car on n’y présente que des photos du monseigneur en question et ses vêtements d’apparat.

À la sortie du village, nous arrêtons au belvédère des chutes de la rivière Brador. Lors de notre première visite en 2002, nous les avions manquées car nous étions arrivés à la noirceur totale parce que le bateau avait été retardé par... un troupeau de baleines  😀

Nous traversons des villages aux noms typiquement français mais où tout se passe exclusivement en anglais! À Rivière St-Paul, Aqua Labadie est fermé le samedi et nous ne pouvons pas visiter la ferme de palourdes géantes. Un peu plus loin, une halte offre une magnifique vue sur la baie et le village.

La route se termine sur le quai de Vieux-Fort. Il ne reste plus qu'à faire demi-tour et à rentrer à Blanc-Sablon.

Il fait un soleil magnifique quand nous entrons au camping. Le Safari Condo a droit à un lavage et nous à la bière. Tout le monde est content, la vie est belle!

vendredi 7 juin 2019

La route 510


Nous quittons Goose Bay pour prendre la deuxième portion de la Trans-Labrador, la route 510. Il faut avouer que c’est le tronçon qui m’inquiète le plus. La route trace un gigantesque S de 540 km jusqu'à Red Bay, notre destination de la journée.

Les 100 premiers km sont pavés: excellent! Les 75 premiers km de route de terre sont impeccables. Pour les 200 km suivants, c’est la torture du Safari Condo et de ses passagers! À partir de la jonction pour Cartwright, nous retrouvons une route de gravier impeccable, quasiment de l’asphalte.

À l’entrée d’un des nombreux chantiers, la jeune flagwoman me demande de transporter un téléphone jusqu’à l’autre bout en me donnant du "my love" à tour de bras! Louise est pliée en 2!

Nous pensions retrouver le pavage seulement à Red Bay. Miracle, il est venu nous rejoindre un peu au nord de Charlottetown. Nous évitons ainsi un bon 200 km de garnotte!

Pour ce qui est du paysage, amenez-en du sapin pis d'l'épinette, amenez-en des lacs, des rivières pis des torrents. Et, au beau milieu de nulle part, un panneau annonce que nous changeons de fuseau horaire. Il faut avancer nos montres de 30 minutes car nous passons du fuseau Atlantique au fuseau Terre-Neuve.

Nous arrivons à Red Bay assez tôt pour visiter le Red Bay National Historic Site. C’est le site archéologique d'un village du XVI siècle de pêcheurs à la baleine basques (c’est les pêcheurs qui sont basques, pas les baleines). Le site lui-même est situé sur une île dans la baie et n’est pas accessible. Il y a quand même un intéressant petit musée au village.

Un sentier tout en escaliers, 689 marches selon le guide, nous amène sur une colline en face du village.

Nous avons une superbe vue sur la baie, le site historique... et des icebergs!


Le Pinware Provincial Park où nous voulions arrêter, n’est pas encore ouvert pour la saison. Nous devons continuer la route jusqu’à L’Anse-au-Clair. Nous nous installons au Northern Light Inn qui offre aussi des places pour les VRs. Nous en profitons pour remettre le téléphone satellitaire qu’on nous avait prêté à Wabush, bien heureux de ne pas avoir eu besoin de l’utiliser.

Le bilan faunique de la journée est 2 marmottes, 1 perdrix, 2 ours, 1 orignal et 1 renard.

jeudi 6 juin 2019

North West River

Après 2 bonnes journées de route, nous nous la donnons plus facile aujourd'hui. Nous prenons congé de la Trans-Labrador. Nous nous rendons à North West River, le bout du bout de la route, à 43 km au nord-est de Goose Bay... est-ce de l’humour newfie? De toute façon, la route est belle et il faut juste un peu plus de 30 minutes pour y arriver.

Nous passons presque tout l’avant-midi au Labrador Interpretation Centre, un petit musée qui traite de l'histoire et de la culture de la région. Inutile de dire qu'il n'y a pas foule en ce matin de semaine! Les 2 dames sont contentes de jaser et nous donnent espoir pour notre trajet de demain.

Pile quand nous sortons du musée, une pluie légère commence à tomber. L’idée d’aller marcher au Sunday Hill Park vient de prendre le bord. Nous nous rendons sur la plage, magnifique et déserte. Nous pensions sortir les chaises, lire au soleil et paresser un peu. La pluie, le vent et les maigres 10o nous font rapidement changer d’avis.

Nous rentrons dîner à Goose Bay. La pluie a cessé mais il fait toujours froid. En ville, pas le moindre musée à visiter, pas de parc où marcher, pas de secteur "touristique" avec restaurants ou boutiques. Même pas de trottoir, pour tout dire! Bien sûr, l’information touristique est fermée. Nous sortons de l’épicerie sous le choc car tout est 2 fois plus cher que chez nous! Nous retournons à l’aéroport.

Le soleil réapparaît au milieu de l’après-midi. Nous mettons la lecture de côté et allons prendre une marche sur la base militaire.

mercredi 5 juin 2019

La route 500

Nous roulons une vingtaine de km jusqu'à la frontière du Labrador. Nous avançons nos montres d'une heure... comme si la vie n'était pas déjà assez courte! Nous sommes au km 0 de la Trans-Labrador Highway. La première partie, la route 500, mène jusqu'à Happy Valley-Goose Bay.

À Wabush, nous nous équipons d'un téléphone satellitaire d'urgence gracieusement prêté par le gouvernement de Terre-Neuve. Nous n’aurons qu’à le rapporter à L’Anse-au-Clair. Ça c’est du service!

Et nous voici véritablement en route pour Goose Bay, pour utiliser son petit nom familier. Devant nous, 530 km d’une route tellement monotone. De nombreux tronçons se déroulent en ligne droite jusqu’à l’horizon. Amenez-en du sapin pis d'l'épinette, amenez-en des lacs, calés ou non. Une seule bestiole sur tout le trajet, un gros ours noir aperçu de loin.

Nous dînons à Churchill Falls, plus pour prendre une pause que par réel appétit.

Un panneau indique 200 km pour Goose Bay, bientôt 100 km, puis 50 km, nous y voici enfin! Comme il n'y a plus aucun terrain de camping dans la région, nous allons nous installer à l'aéroport. À l’entrée, un petit parc présente 3 avions importants pour l’histoire de la région. Nous pouvons marcher un peu. Il fait 17o, nous n'en revenons pas!

mardi 4 juin 2019

Fermont

Nous commençons la journée sur la route de terre. Les 50 premiers km sont absolument atroces. Je dois conduire à 50 km/h pour éviter tant bien que mal les trous. Il y a aussi de nombreux chantiers car ils sont en train de redresser la route dans le cadre du fameux Plan Nord. Plus loin, ça s’améliore peu à peu et il est maintenant possible de rouler à 70 km/h.

Après 1h30 de stress, nous arrivons enfin à Relais Gabriel. Nous arrêtons prendre un café. J’ai vraiment besoin d’une pause. Nous repartons… sur l’asphalte  😁  C’est doux comme une peau de bébé… le confort  😁

Un terre-plein autrefois gazonné et des trottoirs sont les derniers vestiges de l’ancienne ville de Gagnon. Au site minier de Fire Lake, fini l’asphalte, retour à la route de terre  😡  Encore 70 km pour Fermont. Le soleil et la pluie alternent aux 5 minutes depuis notre départ. Nous dînons au milieu de nulle part. Les 40 derniers km se font dans la boue; c’est glissant comme dans une tempête de neige  😱

Un camion Tonka géant nous accueille à l’entrée de Fermont… enfin!

Nous nous rendons directement à l'information touristique. Extrêmement serviable, la dame nous explique quoi voir, vérifie que le camping est disponible et nous conseille de passer à la bibliothèque pour un accès internet efficace.


Nous nous installons au camping puis nous allons visiter la ville. D’abord la plage où nous passons notre tour pour la baignade, l’eau semblant plutôt fraîche!

Nous allons ensuite à la Place Daviault, le fameux édifice-mur qui protège la ville des vents froids du nord. C'est le coeur de la ville: restos, boutiques, école, cinéma, épicerie, bureaux municipaux, hôpital, 500 logements... On peut y passer l'hiver sans mettre le nez dehors! L’idée est excellente. Mais à l’intérieur, tout est en béton, il y a des odeurs (de piscine?), plusieurs boutiques sont fermées; bref, ça fait un peu pas mal pitié.


Nous passons une partie de la soirée à la bibliothèque avant de rentrer au camping.

lundi 3 juin 2019

Manic 5

Nous voici en route juste après l'heure de pointe. Nous traversons donc Québec sans aucun problème de circulation. Nous roulons directement jusqu'à Baie Ste-Catherine où le traversier nous attend. Pas de baleine ni de phoque en vue pendant la "croisière".

Nous dînons à Tadoussac, sur le bord de la baie.

Nous arrivons à Baie-Comeau en fin d'après-midi. Anticipant que l'essence sera plus chère au nord, nous faisons le plein à 1,339$ le litre, ce qui est quand même déjà plus cher qu'à Québec. Nous tournons sur la route 389. C'est ici que l'aventure commence réellement.

Les 50 premiers km sont vraiment pénibles. La route est tortueuse et défoncée. Il y a aussi quelques gros chantiers. À partir de Manic 3, ça devient une belle balade. Un ours noir de bonne taille détale à l’approche du camion.

Nous arrivons au centre d’accueil de Manic 5 vers 19h00, en même temps que la pluie. Sur la porte, une affiche indique que la saison 2018 est terminée et que la réouverture se fera le 24 juin. Nous décidons de ne pas attendre! Nous montons au belvédère où la vue est impressionnante. Le barrage est GIGANTESQUE. S’il cède, ici, nous aurons les pieds secs!

À la nuit tombée, nous pouvons admirer le barrage illuminé. Il fait 6o, la nuit sera fraîche, alors nous laissons le toit fermé.

mardi 28 mai 2019

Terre-Neuve via le Labrador

Nous reprenons la route: la semaine prochaine, nous roulerons vers Terre-Neuve. Nous avons déjà passé 3 semaines dans cette province où nous avions beaucoup apprécié l'hospitalité des locaux. C'était en août 2005. Il est temps de rafraîchir nos souvenirs!

En fait, nous avons 2 objectifs pour ce retour à Terre-Neuve. Cette fois, nous voulons voir des icebergs: les plus gros, les plus blancs, les plus proches possible. Il semble que juin soit le mois le plus propice à ce genre de rencontres. Aussi, nous voulons parcourir la Trans-Labrador Highway d'un bout à l'autre, c'est-à-dire passer par Manic 5, Fermont, Goose Bay, Blanc-Sablon. À nos yeux, ce trajet isolé de ±1,700 km justifie à lui seul le voyage.

Nous partons pour environ 4 semaines. Voici le trajet prévu. Bien sûr, il y aura des ajustements car, comme on dit, seuls les fous...

La nuit, nous prévoyons nous installer dans les parcs provinciaux ou nationaux et même, puisque le Safari Condo nous le permet si facilement, en autonomie directement dans la nature. Il n'y aura donc pas d'accès à internet à chaque soir. Nous donnerons quand même des nouvelles le plus souvent possible.