lundi 19 septembre 2016

Naples

Nous faisons nos adieux à Rome et nous montons dans le FrecciaBianca, le train rapide pour Naples. Il avale le trajet de 225 km en 1h45. À ce rythme, qui veut conduire? Sur l'afficheur, j'ai vu une pointe à 168 km/heure!

Nous débarquons à Naples, en plein le jour de la fête de San Gennaro. Ce matin, à la cathédrale, le "moton" de sang du saint patron de la ville, contenu dans un reliquaire, s'est liquéfiée, garantissant une autre année de paix avec le Vésuve. Nous sommes donc en confiance! Nous déposons les sacs à l'hôtel et nous partons explorer la veille ville, Spaccanapoli.

Les rues sont envahies par les gens qui reviennent de la cérémonie. C'est tellement étroit que le soleil resplendissant n'arrive pas à atteindre le sol. Dans les rues transversales, des cordes à linge traversent la rue au-dessus de nos têtes, c'est comme au cinéma...

Évidemment, avec des rues aussi étroites, les églises et autres bâtiments historiques ne sont pas très photogéniques. Nous traversons le quartier jusqu'à la Porta Capuana de 1484.

Nous faisons alors demi-tour et revenons vers le Duomo. La foule étant moins intense, nous réussissons à entrer. Dans un petite chapelle sur la droite, le reliquaire est habituellement conservé dans un magnifique autel en argent.

Exceptionnellement, en ce jour de grande fête, il est exposé dans le chœur de l'église. C'est un tour de force de s'en approcher.

Nous continuons à marcher et nous arrivons à la Piazza del Plebiscito. Malheureusement pour le coup d'œil, sauf l'église San Francesco di Paula, tous les bâtiments qui l'entourent sont emballés de toile à cause de rénovations majeures.

Encore quelques minutes de marche et nous sommes à Porto di Santa Lucia, un port minuscule qui héberge plus de bars et de restaurants que de bateaux! Mais quelle vue sur la baie et le Vésuve!

Encore cette fois, nous logeons à quelques pas de la gare et nous sommes entourés de bars et de restaurants. La promenade du soir s'annonce intéressante!

dimanche 18 septembre 2016

Promenade du dimanche à Rome

Après la journée d'hier passée au Vatican, nous considérons que nos obligations religieuses du dimanche sont satisfaites! Le ciel bleu semble nous approuver car hier soir encore, on annonçait beaucoup de pluie pour toute la journée.

C'est donc la conscience en paix que nous quittons l'hôtel et marchons vers Campidoglio, la colline du Capitole. Le mot colline prend ici tout son sens car nous sommes constamment à monter ou descendre des escaliers inconfortables avec leurs marches en pente, fussent-elles dessinées par Michel-Ange lui-même. La petite piazza est entourée de 3 beaux palais devenus des musées et d'une église qui elle, est restée fidèle à son rôle original.

Poursuivant notre promenade, nous rencontrons la Chiesa del Gesu, l'église des Jésuites, puis Sant'Andrea della Valle dont la taille de la coupole n'est dépassée que par celle de St-Pierre. Les Romains étant encore religieux semble-t-il, nous entrons discrètement pendant les cérémonies et si nous ne comprenons pas un seul mot des sermons, nous pouvons facilement en imaginer les grandes lignes!

C'est plus joyeux à Piazza Campo dei Fiori car c'est jour de marché. Les étalages de fruits, de légumes et de fleurs sont de toutes les couleurs. Nous goûtons de vrais de vrais fromages reggiano et parmegiano et Louise se laisse tenter par quelques sachets d'épices fort prometteurs!

Nous arrivons à Piazza Navona, certainement l'une des plus belles places de Rome avec ses 3 fontaines, son obélisque et ses maisons colorées, sans oublier bien sûr les restaurants tout autour. Tel que promis, nous y prenons un café à la santé de Chantal, notre voisine.

Encore une église puis c'est le fameux Panthéon. Sa coupole romaine demeurée originale et sans ajout de décorations, est magnifique. Les murs ont été retravaillés car le temple a été transforme en église, il y a déjà plusieurs siècles.

Comme nous sommes tout près de la fontaine de Trévi, nous décidons d'y retourner. Elle est toujours aussi belle et... aussi achalandée.

Nous poursuivons jusqu'à la vaste Piazza del Popolo. On y retrouve 3 églises et une porte percée dans l'antique muraille romaine au IIIème siècle et redécorée au XVème. A quelques pas, le belvédère du parc Pincio offre une vue splendide sur la ville, en direction Vatican dont on voit bien la coupole de St-Pierre.

Nous marchons encore un peu dan les jardins du parc puis nous reprenons le métro pour rentrer à l'hôtel.

Nous quitterons Rome demain matin avec tristesse mais avec le sentiment du devoir accompli car nous avons déjà coché sur notre liste: pizza, spaghetti, risotto, lasagna, penne et osso bucco. La vie est dure... pour le tour de taille!

samedi 17 septembre 2016

Le Vatican

Nous consacrons ce samedi au siège social de la plus grande, de la plus ancienne, de la plus riche des compagnies, celle fondée par St-Pierre lui-même.

Nous arrivons sur la place St-Pierre vers 9h00. Il y a donc relativement peu de monde. Les formalités de sécurité sont vite expédiées, c'est même plus facile que nous ne croyions car il n'y a aucun problème avec le sac à dos et la bouteille d'eau. Nous entrons dans la basilique, accueillis immédiatement par La Pietà de Michel-Ange juste à notre droite. Puis, c'est succession de merveilles dans un environnement absolument grandiose. Il y a ici la richesse que des milliards et des milliards d'humains ont rassemblée au cours des siècles pour la seule gloire de leur dieu! Ça fait réfléchir...

Nous descendons voir les tombes des papes. Le décor est plus modéré mais ce n'est quand même pas le cimetière St-Charles!

Nous montons à la coupole: 551 marchés déjà bien comptées par des pros. À mi-chemin, nous sommes à  la base du dôme, à l'intérieur, avec une vue plongeante sur la nef. Tout en haut, nous sommes à l'extérieur, avec LA VUE sur la place St-Pierre et sur la ville, c'est presque urbi et orbi comme dit le gars qu'on voit une fois par année sur son balcon.

Il faut maintenant redescendre car nous avons une réservation pour les musées du Vatican et nous ne voulons surtout pas être en retard. Finalement nous sommes en avance mais on nous laisse quand même entrer sans attendre. Ici encore, les merveilles côtoient les merveilles. On pourrait y passer des jours. Tout est exceptionnel, non seulement les pièces exposées mais aussi les bâtiments et le décor. J'en oublie de prendre des photos. L'apothéose, c'est bien sûr la Chapelle Sixtine. Mais il y a du monde...

Au milieu de l'après-midi, nous n'avons pas encore mangé, absorbés que nous sommes par les splendeurs qui nous entourent. Il faut vite corriger ça. Nous retournons ensuite une autre fois sur la place St-Pierre pour bien en mesurer toute la grandeur puis nous revenons dans le monde des mortels.

Nous passons devant le Castel Sant'Angelo sans voir aucun Illuminati (mais ils savent passer inaperçu, c'est connu). Nous traversons le pont et nous descendons pour marcher sur les quais le long du Tibre. L'odeur et les déchets nous convainquent rapidement que ce n'est pas une bonne idée.

Après avoir hésité un moment nous décidons de ne pas rentrer tout de suite à l'hôtel mais de faire plutôt un détour par San Giovanni in Laterano, 8 stations de métro plus à l'est. Nous nous félicitons de notre décision. Cette basilique a été la plus importante de la chrétienté jusqu'à la construction de St-Pierre. C'est ici que les accords du Latran qui définissent les limites du territoire du Vatican, ont été signés. Même après avoir contemplé St-Pierre, elle est superbe, particulièrement le chœur et les colossales statues des 12 apôtres.

Nous rentrons à pied à l'hôtel qui n'est plus qu'à 2 km.

vendredi 16 septembre 2016

Tivoli

Il pleut des cordes, des trombes d'eau... Ce vendredi, nous nous rendons à Tivoli pour visiter la villa de l'empereur Hadrien et ensuite celle du cardinal d'Este. Nous y allons aujourd'hui pour profiter de l'horaire des bus qui est mieux garni qu'en fin de semaine. Tivoli est à 30 km à l'est de Rome et il nous faut 1h30 pour y arriver, le trajet étant équitablement réparti entre le métro, le bus et la marche... sous la pluie, toujours.

À quelques km avant d'arriver à Tivoli, Villa Adriana est un immense complexe maintenant en ruines, qui a servi de résidence à l'empereur. Le domaine est plus vaste que l'ensemble des forums que nous avons visités hier! Les thermes et les bassins sont les mieux conservés mais il reste également quelques beaux planchers de mosaïque.


Nous reprenons le bus jusqu'au centre du village. Nous dînons sur la place puis, juste en face, nous entrons à Santa Maria Maggiore, une église bénédictine du XVème siècle. Elle est éclairée par des dizaines de lustres de cristal de verre. Ce doit être magnifique... quand ils sont allumés. Pour l'instant, c'est plutôt sombre.

La villa d'Este est adjacente. Le bâtiment est certainement impressionnant par ses dizaines de pièces somptueusement décorées de peintures murales et de plafonds à caissons dorés. Toutefois ce qui attire les touristes, c'est surtout les jardins avec leurs dizaines de fontaines. Elles sont magnifiques surtout en considérant qu'elles ont été construites de 1550 à 1575.

Une douzaine sont carrément spectaculaires. Il y en a même une qui joue de l'orgue aux 30 minutes. Pas seulement 2 ou 3 notes mais une vraie mélodie, juste avec la pression de l'eau dans les tuyaux... incroyable! Pendant la visite, le soleil nous honore de sa présence pendant quelques instants, ce qui fait ressortir les couleurs du bâtiment autrement un peu austère.

Nous reprenons le bus pour Rome en fin d'après-midi, toujours sous la pluie. En soirée, la pluie cesse. Nous abrégeons quand même la promenade car, à 20o, c'est un peu frais pour nous.

jeudi 15 septembre 2016

Rome, capitale de l'empire

Aujourd'hui, nous visitons la capitale de l'empire romain. Et ce sera malheureusement sous la pluie.

À tout seigneur, tout honneur, nous débutons par le Colosseo. Il faut à peine 20 minutes pour nous y rendre à pied depuis l'hôtel. Même si j'ai déjà acheté nos billets, il faut un autre bon 30 minutes pour passer la sécurité avant d'accéder à la mère de tous les colisées. À l'intérieur... nous sommes à l'extérieur, c'est donc dire que nous visitons sous les parapluies. Malgré ce petit inconvénient, nous sommes ébahis par la taille et l'ingéniosité du bâtiment. Une celébrissime locution latine refait surface dans ma mémoire: "Est-ce que les lions me mangent?" (petite blague interne pour une chère nièce dont je préserverai l'anonymat).

À la fin de cette visite, la pluie a cessé. Nous faisons le tour du magnifique arc de Constantin avant d'aller au Palatino, la colline verdoyante qui hébergeait les palais des empereurs et les résidences des plus riches patriciens. Les ruines de la maison d'Auguste sont particulièrement immenses.

Après une heure de marche, nous aboutissons tout naturellement au forum romain, le cœur de l'empire. Malgré son importance stratégique indéniable, c'est un lieu relativement modeste par sa taille, certainement moins d'un km carré. Il devait être toute une splendeur dans ses bonnes années quand un temple grandiose en côtoyait un autre tout aussi extraordinaire, en face d'un bâtiment lui aussi exceptionnel. Mais les temps passent, les empires aussi et il ne reste que bien peu de choses...

Le soleil étant de retour en force, nous choisissons une terrasse recouverte de vignes pour le dîner. Risotto et spaghetti carbonara: cochés!

Il faut ressortir encore un peu les parapluies avant que le soleil ne recommence à taper fort, très fort. Pendant ce temps, nous survolons les forums de César, d'Auguste et de Trajan. Le marché de Trajan avec ses 150 boutiques en hémicycle est le mieux conservé du lot.

Nous entrons reposer nos pieds dans une église anonyme mais accueillante, avant de reprendre le chemin de l'hôtel. En route, nous passons devant Santa Maria Maggiore l'une des 4 grandes basiliques de Rome. C'est vaste, riche et... sombre.

Nous soupons au Il Secchio, que nous recommandons fortement. Nous y mangeons les meilleures et les plus crémeuses milanzane (aubergines) que l'on puisse espérer. En passant, la limoncello qu'on nous offre avec l'addition, c'est loin d'être de la limonade!

mercredi 14 septembre 2016

Rome, les premiers contacts

À Montréal, notre vol de 20h50 est reporté une première fois, puis une autre fois, encore, et encore.... et... Tous les restaurants et toutes les boutiques sont maintenant fermés et les équipes d'entretien sont à l'œuvre. À quelques minutes de minuit, nous sommes dans le dernier vol qui quitte l'aéroport.

Avec le retard de l'avion et les formalités d'entrée, nous arrivons épuisés à l'hôtel vers 17h. Après bien des détours par l'Amérique du nord, par l'Europe, par l'Afrique, par l'Asie, par l'Amérique du sud, nous voilà finalement rendus là où mènent tous les chemins... à Rome!

Après un peu de repos, nous partons à la chasse à la pizza que nous trouvons facilement à moins de 100 m de l'hôtel.

La fatigue presque oubliée, nous prenons le métro pour nous rendre dans le quartier Quirinale: 2 belles églises, le palais présidentiel et, un peu plus loin, la fontaine de Trévi. C'est noir de monde mais quelle beauté!

Nous poursuivons jusqu'à Piazza di Spagna pour voir son célèbre escalier et sa fontaine. Encore beaucoup de monde mais nous sommes déçus car tout est bloqué par des clôtures pour un mystérieux futur événement.

La fatigue nous ayant rattrapés, nous reprenons le métro et nous rentrons à l'hôtel.

dimanche 11 septembre 2016

L'Italie

Les sacs à dos sont sortis de leur trop longue hibernation. Dans quelques heures, ils reprendront du service car ce mardi, nous partons en Italie... enfin!

Nous visiterons de grandes villes touristiques mondialement reconnues donc extrêmement achalandées. Nous avons aussi choisi d'utiliser les transports en communs, principalement le train et le bus. Cela nécessite bien sûr des réservations, tant pour les hôtels que pour certains musées ou même des trajets en train rapide. Ce sera donc certainement un voyage beaucoup moins spontané que nos escapades en Safari Condo... mais à Rome, il faut faire comme les Romains!

Nous partons pour 5 semaines. Nous passerons la plus grande partie du voyage dans le nord du pays mais nous réservons quand même une dizaine de jours pour Rome et la région de Naples.